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Les négociations annuelles obligatoires (NAO) vont débuter le 24 septembre. Elles comportent 3 volets : Rémunérations, Emploi, Egalité professionnelle.
Dans un article précédent, nous avons évoqué les rémunérations. Cette fois, nous aborderons le volet emploi. Pour la Direction, il est avant tout lié aux résultats de l’entreprise.

PNB ET RESULTAT NET

Au sortir de la crise de 2008, dès 2009, le PNB se situe à un niveau bien supérieur à celui des années qui ont précédé cette crise :

  • En 2007 à 31.037 millions d’euros.
  • En 2009 à 40.191 millions d’euros.

Depuis 2012, il est quasiment stable, malgré un contexte réglementaire de plus en plus contraignant.

Le résultat net ne suit pas mécaniquement l’évolution du PNB :

  • En 2013, le PNB se maintenait quasiment à -0,6%. Par contre, le résultat net enregistrait une baisse importante à -26,4 %.
    Cette baisse du résultat net n’a pas eu d’effet négatif sur la distribution des dividendes.
    Bien au contraire, le montant distribué a augmenté de 28,6%.
  • Pour 2014, hors amende des USA, le résultat net aurait été en hausse de 1.925M€ pour un PNB en évolution de 346M€.
Pour maintenir le résultat net à un niveau élevé, BNP PARIBAS ne s’oriente pas vers une politique de développement de l’entreprise.

Bien au contraire, elle a mis en place des stratégies efficaces pour réduire les coûts, basées sur une baisse drastique des effectifs : Simple et Efficient, Préférence Clients et Croissance Ile de France.

La Direction privilégie clairement les actionnaires.

EVOLUTION DE L’EMPLOI

La Direction taille sans complexe dans les effectifs pour maintenir des résultats élevés, même si cela doit engendrer une baisse d’activité.

La Direction exige sans cesse une plus grande productivité. Or, dans un contexte économique de stagnation ou de récession, les gains de productivité sont souvent synonymes de suppressions de postes.

Evolution Effectifs

UNE TELLE GOUVERNANCE EST DESTRUCTRICE

Cette manière de gérer l’entreprise est dangereuse à divers titres.

Pour une banque, la responsabilité sociale est de participer à la vie économique du pays. C’est un acteur majeur de développement pour toute la société. En abandonnant des activités, en fermant des agences, en supprimant des emplois, la banque ne joue plus son rôle dans nombre de territoires. Elle met également en jeu le développement de l’entreprise.

C’est une boucle sans fin. Tenter de maintenir la production avec moins de salariés, accroit la pression subie. Cela génère une dégradation des conditions de travail et des mobilités imposées.

Une telle gouvernance met en danger les salariés qui sont de plus en plus soumis aux risques psychosociaux.

sante travail
LES N.A.O DOIVENT ETRE L’OCCASION DE PARLER EMPLOI

La gouvernance d’entreprise axée quasi exclusivement sur le cours de l’action et le résultat net est mortifère.

La CGT considère que l’entreprise -si éloquente en matière de Responsabilité Sociale et Environnementale- doit être mise face à ses responsabilités. Nous dirons haut et fort, que la réduction d’activités doit faire place à une politique de développement de l’entreprise.

Être en capacité de se développer passe notamment par une politique de création d’emplois. Mécaniquement, cela générerait une amélioration des conditions de travail.

Le sujet de l’emploi est au moins aussi important que celui des rémunérations. Nous chercherons à construire une position intersyndicale commune sur ce point.

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