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Chacun aura pu le constater, la pauvreté augmente de façon dramatique dans notre pays. Nombre de salariés, retraités ou chômeurs sont aujourd'hui dans l'incapacité de payer un loyer. Près de 20 % de la population des villes se situant au centre de grandes agglomérations, vit sous le seuil de pauvreté.
Nous le savons, des salariés de BNP Paribas ne sont pas exempts de ces situations. La Cgt affirme que les salaires doivent permettre aux salariés de vivre dignement, et participer à la croissance du pays en consommant.

TOUT AUGMENTE !

L’indice INSEE des prix à la consommation est contesté par l’ensemble des organisations syndicales. Il faudrait donc, sans tarder satisfaire la revendication unanime des organisations syndicales de remise à plat des critères de calcul de cet indice :

  • il ne comptabilise le coût du loyer que pour 3% du budget alors qu’en région parisienne, il représente de 30 à 40% des dépenses moyennes d’un ménage.
  • il ne prend pas en compte l’achat d’un logement ou d’un véhicule considérés comme investissements.
  • il ne répercute pas la hausse des dépenses de santé liées aux baisses de prise en charge par la protection sociale…

SAUF NOS SALAIRES !

  • Malgré l’amende Américaine, le résultat net part du groupe pour 2014 s’élève à 157 M€.
  • Non impacté par les amendes, le Résultat Brut d’Exploitation, pour le même exercice, s’élève à 12.642 M€.
  • Pour le 1er trimestre 2015, le résultat net s’élève 1.648 M€, en hausse de17,5% par rapport au 1er trimestre 2014.

L'entreprise se porte bien. La négociation collective des salaires qui va s'ouvrir en septembre, doit enfin s'orienter vers une augmentation substantielle des salaires.

LE SORT DES TECHNICIENS ET CADRES EST-IL ENVIABLE ?

A vous de juger !

Masse salariale groupe

POUR NOS DIRIGEANTS, LES TEMPS SONT NETTEMENT MOINS DURS !

Selon le document de référence 2014 publié par BNP Paribas, la rémunération versée aux 3 mandataires sociaux éxécutifs (Le D.G et 2 D.G délégués) s’élève à 5,2 M€

LE SALAIRE DE BASE

La négociation collective est délibérément délaissée par la Direction. Celle-ci privilégiant les évolutions individuelles « au mérite ».

Si pour la Cgt, l’un n’empêche pas l’autre, les augmentations collectives ont l’avantage d’être lisibles et de ne laisser personne sur le bord de la route.

Quant à l’exclusivité d’un pilotage par des révisions individuelles :

  • Pour les augmentations, la fréquence moyenne est de plus de 3 ans.
  • Pour une promotion, la fréquence moyenne s’allonge à 9 ans pour les techniciens et à 12 ans pour les cadres.

UNE GESTION OPAQUE QUI NE FAIT PAS LE COMPTE !

LA REMUNERATION VARIABLE

De longue date, la Cgt s’élevait contre le développement des rémunérations variables au détriment du salaire fixe.

La Cgt, qui y voyait un risque de précarisation des revenus, ne s’était pas trompée. Les variables sont en baisse assez sensible dans certains métiers, notamment commerciaux. La politique « d’incitations commerciales » risque d’amplifier le mouvement !

Nous l’avons vu, le salaire fixe n’a pas progressé pour autant: C’est donc une baisse globale de rémunération qui frappe nombre de salariés.

A TRAVAIL EGAL, SALAIRE EGAL !

Des différences flagrantes perdurent à travail et qualifications égales entre hommes et femmes, anciens et jeunes, et même entre nouveaux embauchés accomplissant le même travail dans les mêmes locaux.

Il est impératif, tant au niveau individuel que collectif, de faire reconnaître nos qualifications.

UNE PUISSANTE REACTION EST INDISPENSABLE !

Des années de manque de propositions revendicatives communes, ont permis à BNPP d’imposer l’austérité salariale.

Dans ce sens, la CGT proposera aux autres organisations syndicales d’agir ensemble, unanimement, pour enfin peser sur les négociations qui débuteront le 24 septembre.

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Affiche Salaires