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La Direction indique déjà qu’il n’y aura pas grand-chose à espérer de la NAO à venir. Depuis trop longtemps, les salariés subissent des suppressions d’emplois et des baisses de pouvoir d’achat au nom de principes aujourd’hui attaqués de toutes parts.
Même le FMI devient critique…

BAISSER LE « COÛT DU TRAVAIL », POUR AUGMENTER LE COÛT DU CAPITAL

A BNP PARIBAS, l’augmentation des salaires liée à la NAO est quasiment inexistante depuis plusieurs années.
Rapportés aux taux d’inflation sur cinq ans, ce ne sont pas moins de 5,7% de pouvoir d’achat perdus par le personnel de l’Entreprise.

De même, en 2015 l’enveloppe consacrée aux promotions et augmentations individuelles a une nouvelle fois été diminuée (-17% pour 2016).
En conséquence, les durées entre deux promotions et/ou deux augmentations n’en finissent pas de s’étendre pour le plus grand nombre.

UNE STRATÉGIE PATRONALE

Le « coût » de l’emploi et des salaires doit baisser car « la rémunération du travail pénaliserait la compétitivité des entreprises ». Mais dans le même temps, les dividendes distribués par BNP PARIBAS ont augmenté de 65 % en 2015…sans pénaliser la compétitivité. Bizarre ! Vous avez dit bizarre ?

LA PENSÉE ÉCONOMIQUE DOMINANTE CONTESTÉE DE TOUTES PARTS

Selon ce courant, contenir l’inflation à 2% et faire stagner les salaires conduiraient à des créations massives d’emplois qui juguleraient le chômage. Cela aboutirait à une compétitivité accrue des entreprises permettant de dégager des marges favorables à l’investissement productif.

Or, rien de tout cela ne s’est produit après 30 ans de modération salariale. Au contraire, le chômage continue d’augmenter, pendant que les richesses se concentrent entre les mains de 10% de la population.

Pour leur part, les indicateurs économiques montrent que les entreprises souffrent d’un manque d’investissement, d’une trop forte rémunération des actionnaires et d’une consommation en déclin, faute d’emplois et de salaires corrects.

Depuis des années, la Cgt martèle qu’il y a nécessité a mieux répartir les richesses.

De même, dans un article du journal « LE MONDE » du 15 juin, Claire Guélaud titre : « Les inégalités de revenus nuisent à la croissance ». Cette journaliste relate des propos moins habituels d’experts du FMI. Selon ces experts, il faut « réduire les inégalités pour soutenir la croissance »…

L’OCDE de son côté a publié une étude avec des conclusions similaires : « pourquoi moins d’inégalités bénéficie à tous ».

panama

Que sommes-nous en droit d’attendre de la NAO à BNP PARIBAS ?

A la rentrée, la Cgt BNP PARIBAS publiera les résultats complets du questionnaire auquel vous avez été nombreux à répondre.

Dans vos réponses, sur les items se rapportant aux conditions de travail, vous dénoncez clairement le manque d’effectifs.
Sur les questions liées aux rémunérations, à la quasi-unanimité, vous demandez que les augmentations collectives permettent à minima le maintien du pouvoir d’achat. Vous êtes également nombreux à réclamer la construction d’une grille de salaires lisible, et des augmentations individuelles plus fréquentes.

La Cgt BNP PARIBAS constate que les salariés de la banque ne demandent pas autre chose que les experts du FMI ou de l’OCDE.

COMMENT ÊTRE ENTENDUS PAR LA DIRECTION ?

dividendes

Les dividendes des grandes entreprises ont été multipliés par 7 en 20 ans.

Le moment de la NAO 2017 qui va s’ouvrir fin septembre est important.
Face à une intersyndicale unie en 2015, la Direction avait décidé unilatéralement d’une NAO à zéro pour 2016.

Nous devrons éviter que cette situation ne se reproduise. Si la position de la Direction n’évolue pas, nous nous appuierons sur les suggestions dont vous nous faites part dans vos réponses au questionnaire.

En 2015, BNP PARIBAS a réalisé les meilleurs bénéfices du CAC40. Les apporteurs de capitaux ont bénéficié d’une substantielle augmentation des dividendes versés. Les salariés qui attendaient une répartition équilibrée de la richesse produite ont été négligés.

Pour aboutir à un accord de NAO équilibré, nous avons constaté que l’unité des organisations syndicales ne suffit pas. Par contre, le soutien et l’intervention des salariés peuvent se révéler déterminants.