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Compte-rendu de la Cgt

C’est en présence de M Thierry LABORDE et de M Yves MARTRENCHAR que s’est déroulée cette séance plénière de reprise, M Jean Laurent BONNAFE s’étant excusé, afin de défendre les intérêts de BNP PARIBAS en Allemagne, secteur qu’il souhaite dynamiser.

Un point complet sur l’environnement macroéconomique et conjoncturel a été fait, se voulant rassurant, mais soulignant toutefois des zones de risque importantes : les «trumperies» américaines avec leurs effets induits sur les relations avec la Chine et l’Europe, la sortie prochaine organisée du BREXIT, les tensions en TURQUIE, l’improbable coalition en Italie !

  • La Cgt a fait remarquer que ces risques sont des conséquences de la non-prise en compte des attentes de la population, amenant à des positions politiques déroutantes et que de fait, il est important, pour la bonne marche de notre entreprise que soient prises en compte les aspirations des salariés.

L’environnement des taux bas perdure et semble devoir, contrairement aux prévisions, ne pas se détendre cette année, ce qui fait peser, à nouveau, des inquiétudes quant aux performances des marchés domestiques, en particulier BDDF.

  • La Cgt a rappelé que les objectifs en termes de PNB ou de coefficient d’exploitation sont difficiles à atteindre et que nous craignions, à nouveau, des pressions sur les emplois, comme cela fut le cas dans la mise en application des projets structurants du « pilotage » et du « Centre de Service ».

La Direction a décerné un satisfecit à tous les commerciaux de BDDF pour leur implication et leurs résultats dans le développement du nouveau contrat d’assurances !

Mais satisfecit aussi dans l’avancée des projets. Pour la Direction, la refonte du pilotage semble se dérouler au mieux avec l’émergence de nouveaux managers, l’intégration de nouveaux pouvoirs et le centre de Service devrait améliorer l’efficience commerciale et la prise en charge de nos clients.

Les avancées technologiques se mettent en place progressivement et de notables améliorations seront prochainement constatées pour les Entrées En Relation « qui seront réalisées en 15 minutes avec récupération des moyens de paiement sous 5 jours » !

  • 15 minutes pour une entrée en relation avec une formation pour apprendre à parler vite (sic), sans doute !!!!! On attend de voir !

Quant aux résultats, que tout le monde a pû ingérer durant l’été, s’ils sont qualifiés de bons, « la rentabilité n’est pas à l’image de celle des banques américaines, mais cela peut s’expliquer et notre coefficient d’exploitation est à la traine, même comparé à nos homologues européens ».

  • Aussi, craignez pour l’avenir, car le problème identifié, c’est la HAUSSE des COÛTS : « Les coûts vont trop vite, et ça, hors investissements » !
  • Pour la Cgt, ce message n’augure pas d’un avenir serein pour l’EMPLOI et les SALAIRES !

Quant aux futures NAO (négociations annuelles obligatoires), le message subliminal délivré par la Direction Générale ne nous a clairement pas rassurés sur ses intentions !

Même lorsque les Résultats sont très élevés, les Dirigeants d’Entreprises trouvent toujours des benchmarks pour expliquer les politiques d’austérité qui favorisent exclusivement les actionnaires !

Jusqu’au jour où les salariés décident de défendre leurs intérêts.

DéCLARAtION PRéALABLE DE LA CGt à thIERRy LABORDE

Bonjour à toutes et à tous pour cette plénière de rentrée,

Nous ne savons toujours pas quel type d’étrange masochisme nous amène, inlassablement, à reprendre nos activités après notre période d’estivation bien méritée ! En même temps (sic) cela reste tout de même un plaisir que de revoir cette assemblée et même si nous n’y sommes pas souvent entendus, avons-nous au moins le sentiment d’y être écoutés !

RSE

La période estivale nous a enseigné au moins une chose : c’est l’impérieuse nécessité que l’on a à préserver notre planète. La malsaine canicule, dont les conséquences ne sont pas encore toutes mesurables, si ne n’est sans certaines agences dépourvues de climatiseurs, nous a tout de même fait apparaître que notre banque, la première en Europe, se devait effectivement de remplir un rôle important et visible dans le domaine de la transition énergétique et dans la quête d’une croissance plus écologique.

Vous vous enorgueillez d’être la meilleure banque au monde pour la finance durable, de cibler les financements en faveur de la transition énergétique, mais notre entreprise est moquée dans les chroniques radiophoniques à forte audience pour sa présence controversée comme partenaire du forum mondial CONVERGENCE parce qu’encore considérée comme étant la pire des banques dans les investissements écologiques. Aussi, même si des efforts sont reconnus en la matière, le silence assourdissant qui entoure votre communication RSE fait ombre à l’engagement reconnu et revendiqué par la majorité des salariés de BNP PARIBAS.

Les voeux de notre Président et de notre Direction Générale soulignaient, en leurs temps, outre l’importance d’une croissance plus juste sur le plan écologique, le besoin d’une croissance plus juste sur le plan social !

A ce niveau, point besoin de chroniques radiophoniques pour railler vos efforts, des passages réguliers dans toutes les structures de BNPPARIBAS viendront étayer nos propos.
C’est une belle initiative que de participer aux maraudes parisiennes, mais qui pour s’occuper du personnel en souffrance ?

Les chiffres record de l’absentéisme mettent en exergue ce phénomène, qui, aux vues des exigences de plus en plus drastiques, du manque de reconnaissance, des insatisfactions liées aux rémunérations, du manque de visibilité de l’évolution professionnelle, n’ont pas inclination à se réduire. La longue et monotone farandole de la condition salariale reste interminable et la médiocrité des formations nous amenant à « l’illectronisme » ainsi que l’oukase nous amenant au lissage du treizième mois viennent nourrir ces ressentiments.

Quant à la justesse de la croissance sur le plan social, il suffira de rapprocher les lourds investissements de 0,6% d’augmentations pour les attachés de cordée aux 15,20% d’augmentation accordées aux dividendaires et aux plus de 10% d’augmentation octroyés aux plus hauts revenus !

Cependant, les résultats sont au rendez- vous, et vous êtes ici pour les magnifier ; l’activité progresse, en particulier chez IFS et réussit à se stabiliser chez Domestics Markets malgré les immuables vents contraires. On note même une baisse des coûts dans les réseaux de détail, malgré les maraudes et les coûts induits de l’absentéisme !

Pourtant, la permanence de ces résultats est aussi liée à un coût du risque très faible, coût qui a sans doute atteint un plancher. L’avenir de vos fleurons italien et turc semble plus qu’incertain et finalement les résultats et la conjoncture de ces têtes d’affiche des années 2000 nous inquiète pour la Pologne dans les années à venir.
Allez-vous investir dans une acquisition Kosovare ou Tchétchène pour alimenter votre cagnotte de GOODWILL ?

Au-delà de cette boutade, la Cgt souhaite surtout souligner qu’une trop grande partie des résultats, obtenus par le labeur soutenu des salariés, entretient la tontine de nos actionnaires, faisant de BNP PARIBAS la 5ème entreprise au monde qui paye le plus de dividendes.

Tout n’est donc pas NICKEL et puisque nous en parlons, devons-nous réellement nous féliciter du millionième client de cette structure, tout en occultant les éventuelles fermetures de comptes ainsi que les coûts et les charges que font peser ce jouet à notre Etablissement.

De même, quelles bonnes nouvelles pouvez-vous nous apporter sur le démarrage de CARDIF IARD ?

Nous vous remercions de votre présence et vous incitons à porter auprès des négociateurs annuels obligatoires de la Direction le pressant besoin qu’a le personnel de reconnaissance salariale, d’un travail motivant avec des effectifs stables à un moment où la politique du « en même temps » semble avoir montrée ses limites ainsi que la reconnaissance des instances représentatives du personnel dont l’affaiblissement que vous souhaitez risque de peser dramatiquement sur le dialogue social mais surtout sur l’atmosphère chez BNP PARIBAS .