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Déclaration préalable De la Cgt à Marie-Claire CAPOBIANCO

Alors, combien d’AMBROSIA ; et les devis IARD, où en est-on ?, et les entrées en relation et la prospection, et, et, ce n’est pas possible, on ne va jamais s’en sortir ; continue comme ça et la porte est grande ouverte !

 cionBDDF 20180605

C’est ce genre d’aboiements, qui 3 ou 4 fois par jour, rythme le quotidien des salariés de nombreuses agences, lorsqu’il en reste, bien évidemment, mais sans les précautions oratoires qui précèdent, comme le simple bonjour ou le délicat au revoir ! Vous conviendrez que la CGT a, malgré tous les défauts qu’on lui confère, au moins la bienséance de ces quelques friandises d’introduction.

Cependant, nous ne souhaitons pas qu’une nouvelle fois, vous puissiez imaginer que nous noircissons la situation, que nous ne voyons que le négatif, ou tout en noir, aussi, notre déclaration sera colorée, et à l’instar de RIMBAUD et de ses voyelles, la CGT, avec toute l’humilité qui la caractérise, va décliner, en couleurs, les consonnes de BDDF !

B noir

Décidément ; une baignoire pleine à ras bord, avec des salariés noyés dans leur quotidien, noyés aussi par le manque d’effectifs de plus en plus criant, séquelles du désastreux projet préférence client, et exacerbé encore par un absentéisme, dont vous êtes responsables au moins pour une grande part ; une baignoire, qui, malheureusement, ne se remplit pas grâce au ruissellement, cette théorie pompeuse qui voudrait que la fortune des premiers de cordée profite aux nombreux sherpas que nous sommes.

D vert

Le dévers, celui qui transporte le management vers une pente dangereuse, un management dont la rudesse le rend impropre à la consommation et que vous avez, maintenant, tendance à encourager ; ce management jamais sanctionné qui décourage l’envie.

Dévers aussi, celui constaté par nombre de besogneux pour leur part variable, les incitations commerciales, qui semblent n’être aimantées que vers le bas et qui maintenant font l’objet de menaces de répressions, de rétentions pour peu qu’un item, dont vous n’êtes en rien responsables, soit négatif.

D grisé

Dégrisé par toutes les formations inadaptées, dégrisé par toutes les négociations salariales qui débouchent sur des microns d’avancées et encore ne parlons-nous que des négociations dites collectives, tant les augmentations et promotions individuelles deviennent rares et indigentes.

Gris, comme le devient le principe de délation imposé par le nouveau pilote "BAIN&CO", qui nous rappelle vaguement de sombres périodes du siècle dernier, par lequel est appelé un client, qu’on voudrait prescripteur, à dénoncer son conseiller :
#ton conseiller,#balance ton banquier !

Et gris aussi comme les nuages qui s’amoncellent sur les salariés de BDDF, nuages apportés par vos incessants vents contraires, dont vous voulez maintenant quasiment les rendre responsables ou gris, comme le temps aujourd’hui dans l’Est, mais rassurezvous, aucun lien direct avec la régionalisation, même si la communication, encore une fois, semble moribonde alors même que le rapport d’expertise soulignait l’importance de la communication pour une parfaite adhésion de tous !

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F cyan

C’est moins simple, mais F est cyan ; la couleur du WEB, celle qui vous correspond le plus et vous sied le mieux, puisqu’aujourd’hui, seul ce qui touche à l’IT, à la robotisation et même à l’intelligence artificielle n’obtient grâce à vos yeux et est à même de vous faire dépenser quelque argent, sans toutefois investir dans nos procédures et nos outils internes, mais en déplaçant le curseur de vos charges d’exploitation vers le self-care au détriment du personnel ! Et que dire du lourd tribut que nous aurons à verser pour se protéger des cyber-risques.

Nous avons sans doute moins de talent que RIMBAUD, mais, finalement, même en couleurs, le tableau de BDDF ressemble à un REDON, GOYA ou MUNCH; notre approche toute récente de coloristes n’est ni artistique, ni chimique et notre chromatisme n’est sans doute pas à votre goût; c’est une approche financière où tout est triste, gris et n’évoque que la peur et le désespoir. Dans la relation tripartite, salariés, clients et actionnaires, votre choix est fait depuis longtemps : vous détruisez nos santés pour satisfaire les besoins de vos commanditaires actionnaires ; pour quelques subsides aux possédants, vous dépossédez de leur emploi, de leur avenir, de leur perspective de carrière nombre de ceux qui font, au quotidien, la fortune de BNP Paribas.

Nous n’osons pas croire qu’aujourd’hui encore, vous aurez l’impensable idée de nous dire, à nouveau, que nous noircissons le tableau ; nos propos représentent le sentiment de beaucoup de salariés, trop souvent dans le « rouge », et qui souffrent maintenant d’anhédonie, incapables de ressentir des émotions positives et dont le désintérêt devient de plus en plus précis, victimes de votre insatiable appétit de profits !

Si vous n’aimez pas notre prose, et encore n’avonsnous pas encore évoqué le désastre chez BBDF OPERATIONS, nous nous essayerons aux rimes mais nous n’avons pas, de notre côté, apprécié certaines réponses, notamment liées au management, caractérisées par leur arrogance !
Merci.