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GOUVERNER C’EST PRéVOIR

formation

DéCLARATION PRéALABLE DE LA CGT

Voilà au moins un sujet qui touche tout le monde, qui devrait plus précisément toucher tout le monde et pourtant, tous les ans, nous amène à la même ritournelle ; d’un sujet essentiel pour le devenir des salariés de BNP Paribas, vous en faites un concert de chiffres et de satisfecit divers.

Le bilan que vous allez nous présenter n’est pas à la hauteur de la nécessité.

La formation devient une véritable trappe à inégalités.
Alors que les enjeux sont clairement établis : préparer à l’évolution de chacun, pour beaucoup elle se résume à l’indispensable obligation légale ou réglementaire, ne servant que l’entreprise elle-même, ou à la mise en application des modèles et de ses modifications pluriannuelles. Nous constatons, de fait, des salariés de plus en plus déphasés, désorientés et décalés.

Il est totalement anormal de constater que le nombre d’heures de formation continue de diminuer, et que le nombre d’heures dont bénéficient les plus de 45 ans se résume aux strictes formations obligatoires. Nous imaginons bien volontiers ce qui solutionnera pour eux votre mauvais concept d’employabilité et même de mobilité et comprenons mieux, en extrapolant leur fin de cycle professionnel, le malêtre qui caractérise le senior, en particulier en France.

Nous sommes, puisqu’il s’agit du nouveau document de référence, dans la moyenne de la branche, par contre nous nous démarquons par un nombre important de stagiaires à former et un taux de transformation d’alternants beaucoup plus faible, mais, là encore, devrons-nous vilipender BDDF OPERATIONS qui se distingue par un pourcentage de transformation piteux et famélique, qui montre bien que la BNP Paribas ne remplit pas son rôle social mais utilise essentiellement de la main-d’oeuvre bon marché !

Toujours autant d’humour dans ce pôle !

Nous ne reviendrons pas une fois de plus sur l’insipidité des e-learning, que vous semblez honorer, dont la part augmente encore et encore ; vous considéreriez qu’il s’agit, chez nous, de déformation professionnelle.

EMPLOYABILITé – Un mauvais concept

Depuis quelques temps, les Directions d’Entreprises nous servent à volonté la notion d’« EMPLOYABILITÉ ».

Que recouvre ce concept ?

Nous sommes dans une période où la Direction sort ses projets de restructurations des cartons, pour piloter l’évolution du résultat net publié chaque trimestre.

De fait, il n’y a pas de vision à moyen terme de l’organisation du travail et des compétences que cette organisation nécessite.

Dans ces conditions, la Direction est incapable de mettre en place la Gestion PRéVISIONNELLE de l’Emploi et des Compétences (GPEC) dont la définition est :

"La conception, la mise en oeuvre et le suivi des politiques et des plans d'action cohérents :

  • visant à réduire de façon anticipée, les écarts entre les besoins et les ressources humaines de l'entreprise (en terme d'effectifs et de compétences) en fonction d'un plan stratégique, ou au moins d'objectifs à moyen terme bien identifiés ;
  • impliquant les salariés dans le cadre d'un projet d'évolution professionnelle".

Qu’à cela ne tienne, la Direction retourne sa propre obligation légale sur le personnel qui deviendrait responsable de son « Employabilité »…

Le problème c’est que le personnel n’a pas connaissance des métiers futurs, des compétences nécessaires pour les exercer et se heurte à l’absence de parcours de formations préalablement mis à disposition par l’Entreprise !

L’ « employabilité » n’est autre qu’un tour de passe-passe.
L’absence de visibilité et de gouvernance de l’évolution de l’emploi et de compétences a amené la Cgt à refuser de signer l’accord de GPEC de BNP PARIBAS.