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 negociation

Suite au mouvement social du 4 décembre, la Direction a apporté ses réponses à toutes les demandes de l’intersyndicale lors de la réunion qui s’est tenue le 12 décembre. Où en sommes-nous ?

NOTRE AVIS

Rémunérations

BNP PARIBAS a décidé de distribuer la prime « Macron ». Ce dispositif ne concerne pas la totalité du Personnel (1).

De plus, si une prime est toujours bonne à prendre, elle ne résout pas le problème d’érosion du pouvoir d’achat.

Selon la Direction, la situation de BDDF ne donne pas de marges de manoeuvre. Nous nous permettons d’émettre quelques réserves sur ces arguments :

  • BDDF porte à elle seule les pertes de Hello Bank ainsi que les coûts de développement des outils de Self care,
  • malgré cela, le dernier résultat net de BDDF s’élève à 1,2 milliards !

Au-delà de BDDF, rappelons que la masse salariale de la SA (1,9 milliards) est deux fois moins élevée que le montant des dividendes distribués (3,8 milliards). La Direction veut tenir ses « coûts ». Elle pourrait « tenir le coût du capital » qui est totalement disproportionné à BNP PARIBAS.
Il y a là d’importantes marges de manoeuvre !

Emploi – Conditions de travail

Ce sont à nouveau de bonnes intentions. Mais concrètement la Direction ne s’engage sur rien. Elle renvoie le tout à la création de «groupes de travail» après les élections Professionnelles prévues en mars 2019.

Chez BNP PARIBAS, toutes les décisions sont systématiquement présentées comme des améliorations. Pourtant, chacun peut faire le constat qu’annonce après annonce, notre quotidien n’en finit pas de se dégrader.

La gestion « à vue » de l’emploi amène de nombreuses difficultés au quotidien. Si la Direction a reconnu l’existence de 300 postes vacants, dont la relève est identifiée, elle ne s’est pas exprimée sur les nombreux postes à pourvoir.

L’invasion des « formations » en ligne, souvent non quantifiées, amène à des dérives inacceptables : La dernière nouveauté est d’inciter le Personnel à réaliser la formation, y compris obligatoire, hors du temps de travail, dans les transports par exemple, via son smartphone ! (voir ici pdf)

Le manque d’effectifs et les dérives managériales aboutissent à un mal être qui génère 1,4 Millions de jours d’absences.

Selon notre étude réalisée sur la base de simulateurs officiels, BNP PARIBAS présente un taux d'absentéisme au moins deux fois supérieur à la moyenne du secteur d’activité.
Le coût de ces absences s’élèverait à environ 500 Millions d’€, de quoi investir dans nos emplois outils et process !

QUE DEMANDE LA CGT ?

Pour répondre aux attentes exprimées le 4 décembre sur les conditions de travail et sur les salaires, il y a nécessité à réouvrir la NAO.

Les revendications exprimées par l’intersyndicale (CFTC-CGT- FO-SNB/CFE CGC) doivent être prises en compte par la Direction.

Total et le Crédit Mutuel ont su donner une réponse aux attentes de leurs salariés. Nous attendons la même écoute de la part de la Direction de BNP PARIBAS !

Une réunion de l’intersyndicale devrait avoir lieu dans les premiers jours de 2019 pour s’accorder sur les moyens de faire aboutir vos revendications.

PRIME EXEPTIONNELLE DéFISCALISéE

(1) Ce que nous en savons à l'heure actuelle :

Le Premier ministre a expliqué les modalités envisagées pour la prime exceptionnelle défiscalisée dont la mise en place avait été annoncée par le Président de la République.

Le régime de cette prime sera défini par un projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres ce mercredi 19 décembre, avec l'objectif d'une adoption avant la fin de l’année 2018.

Dans les grandes lignes, le régime envisagé par le gouvernement serait le suivant :

  • ni impôt sur le revenu, ni cotisations, ni CSG/CRDS dans la limite de 1 000 € ;
  • la défiscalisation et les exonérations sociales seraient réservées aux salariés touchant :
    • moins de 3.600 € par mois
    • moins de 2,5 X le Smic
    • ou encore moins de 3 X le Smic,

selon les interviews du Premier ministre (le projet de loi précisera sans doute les modalités d’appréciation de ce seuil) ;

  • la prime pourrait être versée entre le 11 décembre 2018 (lendemain des annonces d’Emmanuel Macron) et le 31 mars 2019.