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La première séance de négociations a lieu ce matin. Chaque année, la Direction trouve une bonne raison à opposer pour justifier sa politique de « modération salariale ».
Cela n’est pas sans conséquences sur le niveau de satisfaction des salariés de la banque en matière de rémunérations. Ce que confirme une étude menée cette année par UBS et le site d’évaluation des Entreprises Glassdoor, auprès de 933.000 salariés, dans laquelle BNP Paribas se classe bonne dernière de la profession…

LES RAISONS INVOQUéES PAR LA DIRECTION

IL FAUT RESTER CONCURRENTIEL

La Direction utilise les arguments de la concurrence forte avec les nouveaux acteurs de la finance, et la faible rentabilité de BDDF. Cet argument sousentend qu’une augmentation des salaires mettrait la banque en péril ! C’est faux !

BDDF est rentable dans une période très concurrentielle avec une persistance de taux faibles. Le résultat net de BDDF s’élève à 1.213 M€.
Rappelons toutefois que BDDF n’a pas plus de légitimité que les autres secteurs d’activité de la banque à servir d’étalon !

Les « vents contraires » régulièrement rappelés par la banque, ne l’ont pas empêchée :

  • d’augmenter fortement les plus hauts revenus de l’Entreprise.
    Souvenez-vous de l’article des Echos du 25 avril dernier, consacré au «Pic d’augmentation des banquiers millionnaires» précisant «les évolutions salariales en France expliquent l’essentiel de cette progression»
  • d’augmenter de 12% le montant des dividendes distribués.
LA PARTICIPATION ET L’INTERESSEMENT

La Direction répète à l’envie que la P+I permet au Personnel de l’Entreprise, de toucher sa part des profits réalisés.

  • Cette année, la P+I a subi une baisse de 35 M€ pendant que le dividende a augmenté de 512 M€.
  • Sur la période 2012-2017, la progression de la P+I est de 4 M€, et celle des dividendes, de 1.930 M€.

Vu les disparités de progression, la méthode de partage des profits, creuse fortement les inégalités entre «coût du travail» et «coût du capital».

LA CROISSANCE ATONE

Selon les dernières projections de la Banque de France, «la croissance du PIB Français resterait robuste en 2018» et «la croissance des prochaines années resterait dynamique». Un scénario de croissance mondiale fait également consensus parmi les économistes.

L’ABSENCE D’INFLATION

Rappelons que nous contestons l’indice INSEE des prix à la consommation car ce n’est pas un indice fiable du coût de la vie. Il sert toutefois de base à notre employeur pour minorer les augmentations collectives.

Même en se référant à cet indice controversé, selon les projections de la Banque de France, l’inflation ainsi mesurée s’établirait à 2% en 2018, à 1,5% en 2019 et à 1,8% en 2020.
Nous sommes donc dans un horizon d’inflation régulière.

feu vert


Tous les voyants sont au vert pour aboutir à des mesures satisfaisantes.

QUE DEMANDE LA CGT BNP PARIBAS ?

La Cgt demande simplement un meilleur équilibre entre «coût du travail» et «coût du capital».

CONCERNANT LE SALAIRE DE BASE
  • AU PLAN COLLECTIF

La Cgt insiste depuis des années sur le besoin de reconnaissance des qualifications. Pour se faire, la Cgt demande la création d’une grille de classification tenant compte des diplômes et de l’expérience professionnelle.

Cette grille doit faire l’objet d’une révision annuelle, autrement dit, une augmentation pérenne, en corrélation avec l’évolution du coût de la vie.

Cela aurait le mérite d’être lisible, de traiter de l’éGALITé PROFESSIONNELLE, et de minorer l’individualisation qui génère des écarts très importants des rémunérations dans l’Entreprise.

  • AU PLAN INDIVIDUEL

Le budget consacré aux augmentations individuelles a été réduit à deux reprises, avec les conséquences que chacun peut mesurer en termes d’espacement des délais et de diminution des montants.

Face à l’insistance de la Cgt sur ce thème l’année passée, le DRH s’est engagé à revenir cette année avec des propositions. Nous attendons avec intérêt de pouvoir les examiner.

Par ailleurs, la Cgt persiste à demander une révision de la grille des substances, qui n’a pas été revalorisée depuis 2010.

L’EMPLOI

Délocalisations, réorganisations incessantes des activités, création des centres de services ou de compétences, pression managériale, politique de rémunération…

Tous ces signaux négatifs aboutissent à une augmentation de l’absentéisme et des démissions que la Direction gère de façon récurrente en faisant appel aux emplois en CDD et en intérim.

Pour la Cgt, les importants gains de productivité liés aux développements technologiques devraient permettre d’améliorer nos conditions de travail, notamment au travers d’une politique de l’emploi plus durable et responsable.

Pour la Cgt, il est nécessaire que l’entreprise procède à des embauches en CDI avec des formations adaptées.
Un conseil et une production de qualité dans des délais raisonnables seraient alors assurés et répondraient aux exigences d’une clientèle de plus en plus sollicitée dans un marché concurrentiel exacerbé.

FRAIS DE TRANSPORT

La forte augmentation des prix du carburant impacte encore plus les collègues qui doivent utiliser leur véhicule pour se rendre au travail.

Notre demande d’amélioration de la prise en charge des frais de transport en province est plus que jamais justifiée cette année.

NAO2019


Nous vous informerons des premières propositions de la Direction en début d’après-midi.