Investissez la Cgt - Syndiquez vous

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

 pdf VERSION IMPRIMABLE

egalite pro

C’EST LOIN D’ÊTRE GAGNÉ, SURTOUT CHEZ LES CADRES

Nul ne peut ignorer la ségrégation professionnelle subie par les femmes, qui se matérialise par le fameux « plafond de verre », barrière invisible se traduisant par l’évolution moindre des femmes sur l’échelle de la hiérarchie de l’Entreprise.

En effet, celles-ci se voient confier moins de responsabilités que les hommes dans l’encadrement d’une équipe, la responsabilité d’un budget ou l’envergure internationale de leurs missions.

Les employeurs, anticipant que les femmes sont aussi des mères potentielles et prendront un congé maternité plus ou moins long, leur proposent des carrières moins attractives.

L’ensemble de ces éléments se traduit « mécaniquement » par des écarts de salaires qui, en outre, restent plus importants à mesure que le niveau de responsabilité progresse.

Faire advenir une société de l’égalité entre les femmes et les hommes répond autant à une exigence de justice sociale que d’efficacité économique.

Selon une étude publiée mi-septembre par France Stratégie (1), la réduction des discriminations sur le marché du travail, qui touchent d'abord les femmes, permettrait en effet à l'économie de gagner entre 80 et 310 milliards d'euros.

(1) Détails sur la version PDF

INÉGALITÉS PROFESSIONNELLES CHEZ LES CADRES (en chiffres)

Ces éléments sont détaillés sur la version PDF de cet article.

L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE NE SERA PAS EN VUE TANT QUE L’ARTICULATION ENTRE VIE FAMILIALE ET VIE PROFESSIONNELLE PERSISTERA À NE REPOSER QUE SUR LES FEMMES

Plus largement la remise en cause de l’évaluation des salariés à l’aune du culte voué au présentéisme, la création de places d’accueil des jeunes enfants, un meilleur partage du congé parental ou encore l’incitation des pères à prendre la totalité de leurs jours de congé paternité, restent des évolutions nécessaires.

En France, malgré 8 lois successives, il y a encore 26% d’écart de salaire et pas de réelle sanction pour les entreprises qui discriminent.

170 ANS POUR ATTEINDRE L’ÉGALITÉ

Selon le Forum économique Mondial (2), il va falloir attendre 170 ans pour une véritable égalité femmes/hommes. Dans son rapport mondial publié le 26 octobre 2016, l'organisme table sur l'année 2186.

Pour expliquer cet horizon lointain, les analystes démontrent le "recul dramatique des progrès" dans quatre domaines: le niveau d'instruction, les opportunités économiques, l'émancipation politique et la santé.

Dans les secteurs clés de l'économie "Le fossé entre les sexes, désormais de 59%, est plus élevé qu'en 2008 (...).
Les progrès se sont inversés, après avoir atteint leur pic en 2013".
La France est d’ailleurs très en retard sur l’égalité Femmes/Hommes.

(2) Détails sur la version PDF

RÉGRESSIONS LÉGISLATIVES

Le Patronat, par le biais de la Loi Rebsamen, a obtenu que le rapport de situation comparé, document permettant de mesurer les inégalités de salaires dans les entreprises de plus de 50 salariés, ne soit plus établi en tant que tel. Il suffira de mettre les informations correspondantes à disposition dans une base de données économiques et sociales (BDES) pour remplir ses obligations. Cette Loi supprime de fait les outils pour faire respecter l’égalité professionnelle, pourtant contenue dans le Code du Travail.

Quant à la Loi Travail, elle mentionne bien que l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit être respectée dans l'entreprise, mais à aucun moment la prise en compte de cette égalité n'apparaît dans le texte de Loi. Cette fois encore, aucune sanction n’est prévue pour les employeurs qui discriminent, car il s’agit bien d’une discrimination.

DANS L’ENTREPRISE

A l’en croire, BNP PARIBAS SA s’engage tous les jours sur l’égalité professionnelle et mène de nombreuses actions volontaristes, en particulier sur le sujet de l'égalité professionnelle femmes-hommes.

  • Or, si l’on regarde le bilan social 2015, les hommes sont largement plus nombreux que les femmes dès que l’on atteint le niveau I.
  • Quant aux rémunérations, dès le niveau H, les femmes en moyenne sont moins payées que les hommes.

Il reste donc beaucoup à faire.

Pour la Cgt, une réflexion sérieuse doit être menée pour que l’égalité femmes / hommes devienne une réalité dans notre Entreprise.

Toute approche sexiste doit être bannie. De notre point de vue, la couverture du dernier « Repères » du SNB démontre que le chemin peut être pavé de bonnes intentions, mais qu’il est encore long.

N’hésitez pas à rencontrer vos élus Cgt sur ce sujet de l’égalité professionnelle.

RECHERCHER

QUI EST EN LIGNE ?

Nous avons 42 invités et aucun membre en ligne