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Pour la première fois dans notre entreprise une élue du personnel fait l’objet d’une procédure de licenciement pour faute grave. C’est inédit et incompréhensible.

Les reproches faits à notre collègue sont vides de sens. Tout le dossier est à charge. Des éléments présentés n’ont rien à faire dans ce dossier, d’autres ne peuvent en aucun cas amener à la qualification de faute grave, d’autres encore sont inexacts.
Le procédé est totalement déloyal et ne fait pas honneur à la Direction de notre entreprise.

En réalité ce membre du CHSCT avait à coeur de défendre les conditions de travail des salariés, et pour unique préoccupation leur santé et leur sécurité. Cela a dérangé et déplu à la fois à la Direction et à certains membres du CHSCT (du CEPF).

Cette procédure de licenciement à l’encontre d’un représentant du personnel répond à des objectifs bien précis :
- limiter le droit d’expression des représentants du personnel, prémices des ordonnances Macron qui visent à terme à la disparition des organisations syndicales,
- affaiblir les droits des salariés et la défense de ces droits.

La Cgt a demandé à la Direction de renoncer à cette procédure de licenciement. Nous n’avons pas été entendus. La décision de l’employeur et l’avis des élus du CEPF doivent maintenant être transmis à l’Inspection du Travail qui autorisera ou refusera ce licenciement.

Les élus CGT, FO et CFDT se sont prononcés contre le licenciement de notre collègue, ainsi qu’une élue sans étiquette syndicale.
Les élus du SNB se sont soit abstenus (ce qui équivaut à un vote contre), soit prononcés pour.

Dans ce cadre, le vote « pour » revient à entériner un licenciement, dès lors qu’un élu aura un avis divergent de la Direction sur un sujet.

Ce genre de pratiques va totalement à l’encontre des valeurs que porte la Cgt. La liberté d’expression est inaliénable et ne doit souffrir d’aucune exception, que celle-ci concerne le personnel ou l’un de ses représentants.

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Pour la Cgt, un licenciement pour un tel motif est intolérable.

Cela marque-t-il l’entrée dans une période répressive ?

L’usage de la répression n’est souhaitable ni pour le personnel, ni pour ses représentants.