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1Mai2018 Affiche

Les événements de mai 68, enclenchés par une révolte de la jeunesse étudiante parisienne, et qui ont gagné le monde ouvrier constituent, après 1936, le plus important mouvement social de l'histoire de France du 20ème siècle.

Depuis, nombreux sont ceux qui tentent de discréditer ce qu’était mai 68. Ceux qui veulent en détourner le sens sont les mêmes qui entendent imposer en France un nouvel ordre libéral.

Si la jeunesse lycéenne et étudiante de l’époque a exprimé son refus d’un ordre autoritaire et son désir de liberté, cela ne doit pas faire oublier que de huit à dix millions de salariés se sont mis en grève pour exiger un autre partage des richesses dans un pays en pleine croissance économique.

De bout en bout Mai 68 fut un mouvement social qui s’est inscrit dans un contexte à la fois économique, social, syndical, politique et culturel, qui a transformé la société et le monde du travail.

Face au patronat de l’époque, arc-bouté sur son refus de négocier, l’occupation des usines, des bureaux, des magasins, fut un phénomène général. Les motivations étaient diverses : revendications salariales, refus de nouvelles organisations du travail avec des cadences élevées, refus de l’autoritarisme hiérarchique.

Face à la grève générale, le CNPF (devenu MEDEF) avait dû céder sur l’augmentation des salaires (12,5% dans les Banques et 12 % dans les Assurances). Le Smig (smic) augmente de 35 %.

Des règles nouvelles introduisent le droit syndical dans l’entreprise et par voie de conséquence la défense des intérêts des salariés sur leur lieu de travail.

L’idée de mai 68 hante toujours le patronat d’aujourd’hui. Pour autant, celui-ci n’a eu de cesse de revenir sur tous les acquis salariaux, tout en s’attaquant aux organisations syndicales.

Le sommet est atteint avec les ordonnances Macron qui met à mal les syndicats d’entreprise et leur rôle de représentant des salariés.

MAI 68 A DéMONTRé qU’IL N’y A PAS DE FATALITé

Il faut avoir cela à l’esprit à l’heure où l’ordre social issu de l’après-guerre est remis en cause, avec pour seule finalité d’instaurer, par la force, une société toujours plus injuste, toujours plus inégalitaire, tournée uniquement vers l’enrichissement des plus riches.

jeunes

Avant 1968, seulement 10 % des étudiants sont des enfants d’ouvriers.
L’après 68 débouche sur une université accessible aux jeunes issus de milieux modestes. L’université sélective telle qu’elle se profile dans le cadre du «plan étudiants» est un terrible retour en arrière.

presse

En 68, l’audiovisuel public se met en grève pour sortir de la tutelle d’Etat qui surveille la teneur des journaux télévisés.

Cinquante ans plus tard, des grands groupes privés, outrageusement riches, ont la mainmise sur l’audiovisuel avec des médias aux ordres, entièrement dévoués à la défense d’un système dont ils sont les serviteurs zélés.

engrenages

Alors que Mai 68 va fêter ses cinquante ans, les réformes ultralibérales s’amplifient en France.

Après la loi travail, les réformes de l’assurance chômage et de la formation professionnelle, la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE), E.Macron vient d’annoncer pour 2019 son projet de réforme des retraites (privé – public) en un système unique qui aboutirait une nouvelle fois à une baisse des pensions.

C’est à l’évidence une autre société qu’il nous faut.

La Cgt vous invite à rejoindre la forte mobilisation unitaire le 1er mai pour construire un rapport de force favorable au monde du travail et mettre un terme à ces politiques de destruction sociale.

Pour être plus fort, il faut être plus nombreux !
Manifestations unitaires
CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF